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Mairie de Corcoué-sur-Logne

Maire : Claude NAUD
11 rue Lejeune
44 650 Corcoué-sur-Logne
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Fax. 02 40 05 98 13
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Le samedi : 9h00 - 12h00

I HAVE A DREAM

 

Je « fais un rêve » est le titre du célèbre discours prononcé le 28 août 1963 par Martin Luther King, pasteur afro-américain, militant non violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des discours les plus marquants de l’histoire de l’humanité.


A quoi rêvait donc Martin Luther King de si dangereux pour qu’on l’assassinât quelques années plus tard à Memphis dans l’État du Tennessee?


D’une société américaine libérée du racisme, où « …mes enfants ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère…tous les hommes ont été créés égaux ... les fils d’anciens esclaves et les fils d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité…l’État sera transformé en une oasis de liberté et de justice... ».


Utopie ? Non, devise républicaine de notre Pays quelquefois malmenée depuis son adoption : Liberté, Égalité, Fraternité.


Trois piliers tout autant indissociables qu’irréductibles l’un à l’autre.


L’éloge de la liberté individuelle érigée en valeur absolue contredit le principe de fraternité. Ainsi, l’exercice de ma liberté individuelle ne m’autorise pas à nuire à autrui. « La liberté de mon poing s’arrête à la joue de mon voisin » disait John Stuart Mill.


Je, et moi seul, suis donc responsable des actes que je pose. Et, en application du même principe, je suis, en tant que parent, responsable des actes perpétrés par mes enfants mineurs. Ma liberté engage ma responsabilité de citoyen et, par là, me confère des devoirs. Je suis libre de conduire une voiture mais je dois respecter le code de la route.


 « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. » affirmait la déclaration de 1795. Et l’article 1er de notre actuelle Constitution de préciser : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion... ».


En tant que citoyens, tous les membres de la société ont les mêmes droits et leurs rapports sont régis par la justice qui ne doit pas être rendue de façon arbitraire comme le dénonçait Jean de La Fontaine dans les animaux malades de la peste : « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».


 Si le « je » caractérise la liberté (je suis libre), le « tu » de la fraternité est son alter ego (tu as droit à la même liberté que moi). Cela signifie que tous les individus sont singuliers. Ce qui compte est leur différence et non leur égalité. Autrement dit, chacun d’entre nous a droit à la reconnaissance et la dignité due à tout être humain. La solidarité en est l’expression au quotidien. La fraternité s’affiche depuis l’an 2000 sous la forme d’une mosaïque géante sur le pignon de l’immeuble d’habitation communal de la placette du Val de Logne. 


Paul Thibaud, philosophe originaire de Legé et ancien directeur de la revue Esprit, résume ainsi la devise: «  Autant la liberté et l’égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d’autrui. C’est donc un mot d’ordre moral »

 

Je fais le rêve que l’année à venir vous apporte le bonheur de vivre ensemble, libres et en harmonie.

Claude Naud